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Cerveau : l’hémochromatose augmente le risque de troubles du mouvement

Selon l’Inserm, une personne sur trois cents est atteinte d’hémochromatose héréditaire (HH). Cette maladie génétique provoque un trop plein de fer dans le corps. Elle cause environ 2 000 décès par an ainsi que de nombreuses comorbidités. Une récente étude dévoile qu’elle pourrait également être liée à des troubles du mouvement, dont fait partie la maladie de Parkinson.

L’hémochromatose héréditaire (HH) est une maladie génétique autosomique récessive (les deux parents doivent être porteurs du gène, NDLR) qui entraîne une surcharge en fer dans le corps. Cette pathologie est facilement traitable. Toutefois, selon l’Inserm, 85% des cas sont détectés trop tardivement. À cause de cette mauvaise prise en charge, 2 000 personnes en meurent chaque année en France. Elle provoque aussi de nombreuses pathologies telles que des maladies du foie, des problèmes cardiaques ou du diabète. 

Une récente étude publiée dans le numéro du 1ᵉʳ août 2022 de JAMA Neurology s’est penchée pour la première fois sur l’impact toxique que peut avoir cet excès de fer dans le cerveau.

La recherche a été menée par des chercheurs de l’Université de Californie à San Diego, de l’Université de Californie de San Francisco, de la Johns Hopkins Bloomberg School of Public Health et du Laureate Institute for Brain Research. Ils ont découvert que les personnes atteintes de la mutation génétique responsable de l’hémochromatose avaient un risque accru de développer des troubles du mouvement.

L’hémochromatose augmente de 1,80 le risque de trouble du mouvement

Lors de cette recherche, les scientifiques ont commencé par effectuer une IRM (Imagerie par résonance médiatique) sur 836 participants. Parmi eux, 165 avaient un risque génétique de développer une hémochromatose héréditaire. Grâce à des scanners, ils ont détecté d’importants dépôts de fer localisés dans les circuits moteurs du cerveau de ces personnes à hauts risques.

Les chercheurs ont ensuite analysé des données de 500 000 individus. Ils y ont observé que les hommes présentant un risque génétiquement élevé d’hémochromatose avaient également un risque 1,80 fois plus élevé de développer un trouble du mouvement. 

Trouble du mouvement et hémochromatose : différence entre les sexes

Lors de l’étude, les chercheurs ont observé une différence entre les femmes et les hommes. En effet, les hommes d’origine européenne porteurs des deux mutations génétiques étaient à risque, tandis que les femmes ne l’étaient pas.

« L’effet spécifique au sexe est cohérent avec d’autres troubles secondaires de l’hémochromatose », a déclaré le professeur Robert Loughnan, auteur de l’étude et chercheur postdoctoral au Population Neuroscience and Genetics Lab de l’Université de Californie de San Diego. « Les hommes présentent une charge de morbidité plus élevée que les femmes en raison de processus naturels, tels que les menstruations et l’accouchement, qui chassent du corps l’excès de fer accumulé chez les femmes”, détaille le spécialiste.

Les scientifiques saluent ces premiers résultats qui, selon eux, permettront de mieux connaître la maladie. Ils espèrent également que leurs révélations permettront de sensibiliser le public à cette pathologie pas assez prise au sérieux. En effet, il existe déjà des traitements sûrs et approuvés qui permettent de réduire l’excès de fer résultant de l’hémochromatose.

« Nous espérons que notre étude pourra sensibiliser davantage à l’hémochromatose, car de nombreuses personnes à haut risque ne sont pas conscientes des quantités anormales de fer qui s’accumulent dans leur cerveau », a déclaré l’auteur correspondant principal Chun Chieh Fan, professeur adjoint adjoint à l’Université de Californie de San Diego et chercheur principal au Laureate Institute for Brain Research.

Sources

https://neurosciencenews.com/iron-genetics-movement-21154/

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Votre cerveau commencerait à ralentir à partir de 60 ans

Une récente étude américaine, parue le 17 février dans la revue Nature Human Behavior, s’est intéressée à l’âge à partir duquel notre cerveau commencerait à ralentir. Pour cela, les chercheurs ont analysé les données de plus de 1,2 million de personnes, obtenues lors d’un test en ligne. Les participants devaient répondre à plusieurs questions permettant d’observer leur temps de réaction.

La recherche a montré qu’en plus d’observer une diminution visible des performances cognitives (mémoire, compréhension…) à partir de 45 ans, le cerveau fonctionnait moins vite avec l’âge. En effet, les scientifiques ont observé que le temps de réponse était plus long chez les personnes de plus de 60 ans.

Medisite vous explique cette étude et les raisons de ce temps de réaction plus long à partir de l’âge de 60 ans.
Pour en savoir plus, cliquez-ici

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Cerveau : la pollution de l’air augmente les risques de démence

Selon les chiffres de Santé Publique France, entre 2016 et 2019, la pollution atmosphérique a provoqué chaque année 40 000 décès. Maladies cardiovasculaires et pulmonaires, la pollution est surtout connue pour toucher nos poumons ou notre cœur. Cependant, cette récente étude de l’Inserm pointe du doigt une nouvelle victime de la pollution : le cerveau.

La recherche, publiée le 10 mars 2022, s’intéresse à l’impact que la pollution de l’air pourrait avoir sur notre cerveau et diminuer nos capacités cognitives. En observant les données de 61 000 participants de 45 ans et plus, l’étude se concentre sur trois domaines de la cognition : la mémoire, la fluidité d’expression orale et la capacité à prendre des décisions.

Les résultats ont révélé que la pollution de l’air accélérerait le déclin cognitif. Ce dernier se caractérise par la diminution lente et progressive de la mémoire. Il s’agit d’un des symptômes annonciateur d’une maladie neurodégénérative comme la maladie d’Alzheimer.

Medisite fait le point sur cette étude et vous explique les risques de la pollution de l’air pour notre cerveau. Pour en savoir plus, cliquez ici

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