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Addiction : comment fonctionne un cerveau dépendant ?

Il existe de nombreuses substances addictives, mais les plus répandues sont l’alcool, le tabac et la drogue. En France, ces dernières sont responsables de plus de 100 000 décès évitables par an, dont près de 40 000 par cancers. L’équipe de recherche de l’Université de Yale a expliqué dans une vidéo la manière dont cette dépendance prend forme dans le cerveau.

Tabac, alcool, drogue, jeux vidéos, réseaux sociaux… Les sources de dépendance sont multiples. “Les addictions sont des pathologies cérébrales définies par une dépendance à une substance ou une activité, avec des conséquences délétères”, explique l’institut de santé sur son site internet. N’importe quel individu peut être touché, même si de nombreux facteurs comme l’âge, le sexe, la personnalité et l’humeur influencent les risques.

“Les addictions posent, en France comme à l’échelle européenne et dans le reste du monde, un problème de santé publique majeur, dont les impacts sont multiples, sanitaires, médicaux et sociaux”, explique le ministère de la Santé. En effet, selon l’Inserm, elles concernent plus de plusieurs millions de personnes en France.

De nombreuses recherches scientifiques sont en cours afin d’en savoir plus sur les mécanismes impliqués dans la dépendance pour permettre de mieux la traiter. Les experts savent tout de même que cette dernière est provoquée par un système de récompense. Le département de neurosciences de l’Université de Yale (USA) a partagé une vidéo sur YouTube dans laquelle il explique en détail ce processus.

Addiction : comment fonctionne le système de récompense ?

Comme l’expliquent les scientifiques de Yale, la dépendance se développe par le biais des circuits du plaisir. Lorsque l’on ingère un aliment, les voies de la récompense activent une substance chimique appelée dopamine, qui provoque un grand sentiment de satisfaction. Cette sensation de plaisir encourage à réitérer le comportement. 

Dans le cadre d’une substance addictive, la charge de dopamine libérée dans le cerveau est démesurée. “Chaque substance produit un effet différent sur le cerveau. Mais ce qu’elles ont toutes en commun, c’est qu’elles produisent une grande quantité de dopamine”, détaille la vidéo. Contrairement à une réaction naturelle, lorsque la personne consomme une substance addictive, elle ne ressent pas une simple présence de dopamine, mais cette dernière “inonde le cerveau, dix fois plus qu’une récompense naturelle”.

Face à cette forte charge de dopamine, le cerveau se souvient de ce sentiment et l’associe à la substance addictive. Avec le temps, les circuits cérébraux s’adaptent et deviennent moins sensibles à la dopamine. Il devient de plus en plus important d’atteindre cet état, mais d’un autre côté c’est moins facile, car la personne développe une plus grande tolérance à la substance. Il faut alors en prendre encore plus pour parvenir à atteindre la sensation recherchée.

“La dopamine est également impliquée dans d’autres mécanismes du cerveau. D’autres régions du cerveau dont la mémoire et le jugement vont également être touchés”, alertent les chercheurs. En effet, la dépendance conduit aussi à de nombreux problèmes de concentration, de mémoire, d’apprentissage ainsi que de prise de jugement.

Dépendance : l’importance des traitements pour soigner l’addiction

L’Université de Yale a aussi alerté sur les risques de stigmatiser les patients. En effet, cela peut dissuader les personnes de consulter, or c’est essentiel pour pouvoir les guérir. Les chercheurs insistent énormément sur l’importance de ces traitements.

« Beaucoup de gens pensent que l’objectif du traitement du trouble lié à l’utilisation d’opioïdes, par exemple, est de ne prendre aucun médicament. Or, la recherche montre que les traitements médicamenteux sont les traitements les plus efficaces”, explique David A. Fiellin, spécialiste des soins primaires et de la toxicomanie à l’Université de médecine de Yale. “Le trouble lié à l’utilisation d’opioïdes est une condition médicale, tout comme la dépression, le diabète ou l’hypertension, et comme pour ces conditions, il est plus efficacement traité avec une combinaison de médicaments et de conseils », ajoute l’expert.

Source

https://neurosciencenews.com/addiction-reward-system-21493/
https://solidarites-sante.gouv.fr/prevention-en-sante/addictions
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Cerveau : la pollution de l’air augmente les risques de démence

Selon les chiffres de Santé Publique France, entre 2016 et 2019, la pollution atmosphérique a provoqué chaque année 40 000 décès. Maladies cardiovasculaires et pulmonaires, la pollution est surtout connue pour toucher nos poumons ou notre cœur. Cependant, cette récente étude de l’Inserm pointe du doigt une nouvelle victime de la pollution : le cerveau.

La recherche, publiée le 10 mars 2022, s’intéresse à l’impact que la pollution de l’air pourrait avoir sur notre cerveau et diminuer nos capacités cognitives. En observant les données de 61 000 participants de 45 ans et plus, l’étude se concentre sur trois domaines de la cognition : la mémoire, la fluidité d’expression orale et la capacité à prendre des décisions.

Les résultats ont révélé que la pollution de l’air accélérerait le déclin cognitif. Ce dernier se caractérise par la diminution lente et progressive de la mémoire. Il s’agit d’un des symptômes annonciateur d’une maladie neurodégénérative comme la maladie d’Alzheimer.

Medisite fait le point sur cette étude et vous explique les risques de la pollution de l’air pour notre cerveau. Pour en savoir plus, cliquez ici

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Prix de la Fondation Medisite 2018 : avancées des recherches de nos Lauréats

Trois ans après avoir reçu le prix de la Recherche Fondamentale en Neurosciences de la Fondation Medisite, sous l’égide de la Fondation de France, nous retrouvons nos lauréats 2018 Jessica Dubois et Stéphane Vinit. La dotation de 20 000 €  a-t-elle permis de mener à bien leurs travaux de recherche ?

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Lauréats 2016, que sont-ils devenus ?

Lauréat 2016 du prix de la Fondation Medisite, Alessandro Farnè et Francesco Pavani ont souhaité développer une méthode de rééducation à l’espace acoustique afin que les patients ayant des implants cochléaires retrouvent des capacités de localisation des sons.
Le point sur l’utilisation du prix de 20 000 € et l’avancée de leurs recherches.

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