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Prix de la Fondation Medisite 2018 : avancées des recherches de nos Lauréats

Trois ans après avoir reçu le prix de la Recherche Fondamentale en Neurosciences de la Fondation Medisite, sous l’égide de la Fondation de France, nous retrouvons nos lauréats 2018 Jessica Dubois et Stéphane Vinit. La dotation de 20 000 €  a-t-elle permis de mener à bien leurs travaux de recherche ?

Jessica Dubois (PhD, CR Inserm) – Equipe inDev de l’Université Inserm NeuroDiderot, co-dirigée par Lucie Hertz-Pannier (MD, PhD, DR, CEA)

Pour rappel, Jessica Dubois, Lucie Hertz-Pannier et leur équipe ont cherché à comprendre le développement du cerveau des nourrissons de la grossesse à la fin de l’adolescence afin d’anticiper les troubles du neurodéveloppement à l’aide d’un système d’imagerie des phénotypes neurodéveloppementaux. « En dépit d’une année 2020 compliquée, nous sommes globalement satisfaits dans la mesure où, après la mise en place du projet au sein de l’hôpital Robert Debré, nous allons débuter l’étude auprès des premiers enfants prématurés. Par IRM et encéphalographie, nous suivrons ces enfants durant deux ans et pourrons ainsi savoir si les mesures que nous avons mises en place permettent de prédire leur développement, l’objectif étant de déceler le plus tôt possible les risques tels que des troubles moteurs principalement. Ces marqueurs précoces visent à intervenir dès les premières semaines de la naissance alors que le cerveau présente une intense plasticité. Nous sommes reconnaissants envers la Fondation Medisite qui nous a permis de mettre en avant nos travaux, de financer du matériel et d’engager durant 2 mois une assistante de recherche responsable de la mise en place d’un fichier éthique. Ayant reçu également une aide de l’Agence Nationale de la Recherche, il nous reste une réserve destinée à l’acquisition de nouveaux matériels. »    

Stéphane Vinit (Phd,HDR)- Responsable de projet mené par l’équipe 3 de l’unité End :Icap (UMR 1179 Inserm/UVSQ)

Stéphane Vinit, le Dr Karine Auré et leur équipe ont été récompensés pour leur projet visant à étudier les effets de la stimulation magnétique répétitive sur la reconnexion des voies fonctionnelles motrices dans les lésions neurologiques traumatiques (initié par le Dr Michel Petitjean). Ce traitement non invasif et indolore permettrait de rétablir les fonctions de l’activité nerveuse perdue chez des patients souffrant de déficit moteur post-traumatique. « Nous remercions vivement la Fondation Medisite qui nous a attribué ce prix valorisant notre travail et qui nous a permis de mener à bien nos recherches engageantes puisque nous obtenons des résultats positifs sur les animaux. Nous pouvons en effet confirmer l’existence d’une neuromodulation des voies respiratoires par rMS après traumatisme cervical.  Si nous avons perdu quelques mois avec la crise sanitaire, nous pouvons aujourd’hui présenter nos premières publications. La prochaine étape consistera à poursuivre notre étude clinique adaptée à l’Homme.

Le support financier de la Fondation nous a permis d’acquérir les rats, des équipements tels qu’un analyseur de gaz sanguin, un amplificateur de signaux enregistrant les effets magnétiques, … A noter que ces équipements installés de façon pérenne dans le laboratoire profiteront à d’autres projets. Cette aide a également encouragé la collaboration initiée avec des chercheurs de Taïwan, ma prochaine destination de travail. »

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Lauréats 2016, que sont-ils devenus ?

Lauréat 2016 du prix de la Fondation Medisite, Alessandro Farnè et Francesco Pavani ont souhaité développer une méthode de rééducation à l’espace acoustique afin que les patients ayant des implants cochléaires retrouvent des capacités de localisation des sons.
Le point sur l’utilisation du prix de 20 000 € et l’avancée de leurs recherches.

Alessandro Farnè et Alessandro Pavani, lors de la Soirée de la recherche médicale de la Fondation de France

« Le prix de la Fondation MEDISITE a permis d’élargir notre recherche dans trois directions principales. Tout d’abord, cela a permis d’étendre notre approche expérimentale (initialement développée et testée chez des adultes sourds tardifs avec des implants cochléaires unilatéraux et bilatéraux) vers les enfants et adolescents nés sourds ou devenus sourds tôt dans la vie et ayant reçu des implants cochléaires bilatéraux vers l’âge de 3 ans.
Cela a permis d’évaluer les capacités auditives spatiales chez les individus qui ont développé leurs capacités auditives avec l’implant, d’examiner l’efficacité des stratégies d’écoute active pour localiser les sons en 3D et de répondre à des questions spécifiques sur le développement de l’audition binaurale chez l’homme.

Deuxièmement, il a permis des étapes initiales vers le développement d’un entraînement multisensoriel actif pour améliorer les capacités d’audition spatiale chez les utilisateurs d’implants cochléaires. Cela a été un objectif central de notre projet depuis le début : nous l’avons maintenant validé chez les individus normo entendants (avec une perte auditive simulée obtenue en bouchant temporairement une oreille) et nous mettons désormais en œuvre les protocoles les plus efficaces chez les utilisateurs d’implants cochléaires.

Troisièmement, il a permis de transférer notre approche méthodologique à d’autres populations de malentendants, notamment les personnes âgées souffrant de perte auditive liée à l’âge et utilisant des aides auditives. » témoignent Francesco Pavani et Alessandro Farné.

Alessandro Farnè

  • Directeur de recherche Inserm
  • Directeur de la plate-forme Neuro-immersion du Centre de recherche en neurosciences de Lyon (CRNL, Inserm / CNRS / Université Lyon 1)
  • Membre de l’équipe « Impact » (Integrative multisensory perception action & cognition team) du CRNL

Francesco Pavani

  • Professeur associé de psychologie générale à l’Université de Trente, en Italie
  • Membre associé de l’équipe « Impact » du CRNL de Lyon

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